Les héros oubliés #25 - Captain Planet

Si Superman, Batman, Spider-Man et Hulk traversent les époques sans véritablement connaître la crise, tous les super héros n’ont pas cette chance. Certains n’ont droit à la postérité qu’un court instant, finissant immanquablement par disparaître de la scène. Comic Screen rend hommage dans cette rubrique à ces « portés disparus ».


Captain Planet… ou les aventures de cinq adolescents venus des quatre coins du globe, les Planétaires, à qui la déesse Gaïa, déesse de l’environnement, remet cinq anneaux magiques permettant de faire appel au Captain Planet pour sauver notre planète…

Sorte de Superman/Génie écolo, Captain Planet sensibilise la jeunesse au respect de la planète. C’est à Ted Turner, qui possède la chaîne américaine TBS, que l’on doit cette série animée, produite par sa femme Jane Fonda et programmée à partir de 1990. En France, Captain Planet est diffusé un peu plus tard sur Canal Plus, puis France 2. L’écologie occupe en effet un espace médiatique important au début des années 1990 : Sting est le porte-parole des indiens d’Amazonie menacés par la déforestation, Oé lance un déodorant qui préserve la couche d’ozone, Nicolas Hulot et Ushuaia font les beaux jours de TF1…

L’écologie étant l’affaire de tous, la série opte pour un « casting Benetton ». La déesse Gaïa confie donc le pouvoir de la terre au Sud-Africain Kwame, le pouvoir de l’eau à l’Asiatique Gi, le pouvoir de l’air à la Russe Linka, le pouvoir du feu au Nord-Américain Wheeler… et le pouvoir du cœur à la Sud-Américaine Ma-Ti. (la philosophie grecque, qui ne reconnaît que les quatre premiers éléments, n’a semble-t-il pas résisté à certain « esprit Bisounours » !).



Chaque épisode s’articule autour du même schéma. Un méchant pollue, les Planétaires tentent vainement de l’arrêter seuls avec leurs anneaux magiques et doivent donc combiner les pouvoirs de leurs anneaux pour s’en remettre au Captain Planet. Une alerte planétaire clôt l’épisode en préconisant un comportement citoyen à adopter, façon Inspecteur Gadget.

Le succès de la série peut s’expliquer par l’absence des super héros DC et Marvel qui ne sont plus ou pas encore diffusés. C’est d’ailleurs aussi à cette époque que les Tortues Ninjas déferlent sur nos écrans. Ce succès permet à Ted Turner d’utiliser Captain Planet pour sa fondation écologique (captainplanetfoundation.org) et des produits dérivés sont commercialisés : figurines, comics Marvel, jeux vidéo pour les consoles NES et Megadrive.



Si la noble cause qu’il défend part d’une bonne intention, Captain Planet se révèle cependant convenu et pas à la hauteur des attentes. Et ce, même si c’est l’un des premiers dessins animés qui s’aventure à aborder des sujets sociétaux, tels que la drogue ou le sida. On ne peut pas dire non plus que Captain Planet soit avantagé par son look (très) haut en couleur et sa coupe « mulet » (également prisée à la même époque par MacGyver et Chris Waddle).

Captain Planet a suscité un relatif regain d’intérêt sur internet ces dernières années à travers les parodies de l’acteur américain Don Cheadle (War Machine dans les films Marvel) et l’annonce d’une adaptation sur grand écran par Sony Pictures.

Superboy


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